Non mais est-tu pas belle notre Grande Bibliothèque avec sa zone dangereuse sous les lames de verres qui partaient au vent peu après son inauguration? Chaque fois j'm'y rend c'est comme une quête à là Lord of the Ring où je suis un malin hobbit qui a catché que l'entrée par le tunnel était plus "safe". Mais c'était sans compter sur Arachnée... Ici l'analogie ne tient plus, mais c'est bon de se faire une aventure de quelque chose de banal, comme aller chercher de nouvelles lectures fantastiques. Ainsi cette nuit j'ai envie de commencer une petite revue littéraire de mes lectures récentes.
Commençons par un coup de coeur : La Roue du Temps, écrit par Robert Jordan.
J'ai du commencer à lire ça y'a un mois. J'en suis au 4e tome, 1ère partie qui s'intitule La montée des orages. Parlant de montée, j'ai failli en avoir une quand je cherchais la suite en anglais parce que je la trouvais pas en français. Hey non seulement les titres sont traduit à peu près de l'original à la traduction, mais le fait que chaque tôme soit en deux parties et que chaque partie aie son sous-titre, que les traducteurs décident d'intervertir par ci par là, a fait de ma recherche un joli puzzle, digne des plus difficiles de La Vérité dans Assassins Creed II. Cela dit, l'histoire de monsieur Jordan est délicieuse dès son commencement. Une histoire répartie sur plusieurs personnages principaux, gravitant autour d'un antihéros, le dragon réincarné. Rand al'Thor est un paysan qui aide son père veuf à la ferme. Lors d'une visite au village en prévision d'une fête le lendemain une horde de créatures immondes attaquent la petite communauté. C'est le début des aventures de Rand et ses amis, qui vont parcourir plus de pays qu'ils ne pouvaient l'imaginer et accomplir leur destin grandiose, tissés comme des fils essentiels dans le grand Dessin par la roue du temps.
L'histoire a quelques inspirations asiatiques, comme une paire de symbole qui rappelle beaucoup le yin et le yang. Il y a aussi cette épée recourbée à un tranchant et toute les techniques imagées qui permettent sa maîtrise. Faire de la magie dans cet univers s'appelle canaliser. Le dévoilement du système magique est presque une intrigue en soi tellement il est intéressant de comprendre comment le pouvoir unique s'utilise.
Les personnages ont tous une évolution très distincte et au fil des séparations et des réunions qu'ils vivent leurs liens gagnent en profondeur et en complexité.
D'après ce que j'ai lu jusqu'à maintenant je me fais une très bonne opinion des talents créatif de Robert Jordan. On sent une recherche d'équilibre entre l'humour, le suspense, la romance, le drame et l'action. Malgré le fait que je lise une traduction, j'ai l'impression que c'est très bien écrit. Le vocabulaire est riche dans les descriptions et des situations apparemment banales, comme une journée à la forge, participent au caractère immersif de l'ouvrage.
Maintenant soyons sévère. Ça m'a pas fait rire comme Harry Potter ou The Hitch Hiker's Guide to the Galaxy. Ça m'a pas fait sangloter comme l'Assassin Royal. Ça m'a pas fait réfléchir comme du Frank Herbert ou du Bernard Werber. Par contre je crois que mes rêves sont influencés parce que je me réveille souvent en nage avec en tête des images se rapportant à des batailles fantastiques ou une fuite angoissée dans la nuit. Les femmes sont à quelques occasions mises dans des situations stéréotypes et je sais pas trop si c'est de l'humour. Tsé quand on a l'impression que le film imaginaire passe du calibre épique au télé roman plus ou moins cheap. Heureusement ça arrive rarement. Pas comme dans l'Épée de Vérité ou t'as l'impression qu'y'ont pris Virginie, qui lui ont pluggé un super pouvoir et assorti un bon jack destiné à un règne sanglant malgré son désir de tranquillité, à qui ils donnent plusieurs super pouvoirs. Un moment donné y doivent tu être tannés de se souffler des répliques en plus ces personnages là? Sans parler de la pléthore de "il la retint par le bras". C'est presque aussi pire que Anne Robillard avec ses vagues d'apaisement dans Les Chevaliers d'Émeraude! Maudites vagues d'appaisement, j'ai pas pu passer le 5e tome de ses livres à cause de ça, j't'ais trop appaisé I guess.
Bon j'en ai assez écrit, je retourne lire.
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